UFC-Que Choisir Créteil et sa région

Attention aux extensions de garantie

Une adhérente doit changer sa machine à laver le linge et choisit l’enseigne Auchan de Fontenay-sous-Bois pour ce faire.

Elle opte pour un modèle Samsung et se laisse convaincre par une extension portant la garantie à 5 ans, soit jusqu’en octobre 2018.

En avril 2017, notre adhérente s’apercevant pendant un lavage que sa machine baigne dans une flaque d’eau, arrête la machine et appelle le service après-vente d’Auchan.

Celui-ci envoie sur place à plusieurs reprises des techniciens qui diagnostiquent que la machine est irréparable par manque de pièces détachées, ce à quoi notre adhérente fait valoir l’extension de garantie qu’elle a contractée.

Les choses trainant en longueur et en désespoir de cause, notre adhérente nous sollicite en mai 2017 pour nous soumettre son problème. Notre permanence de Fontenay-sous-Bois, après étude du dossier, se met en rapport avec le service après vente d’Auchan pour lui rappeler ses obligations à savoir :

  • Depuis le 1er mars 2015, les distributeurs sont tenus d’indiquer au consommateur , pour chaque produit vendu, la période pendant laquelle le fabricant ou l’importateur s’engage à fournir les pièces détachées nécessaires à sa réparation dans un délai maximum de 2 mois,
  • Une enseigne n’a pas le droit de vendre une extension de garantie qu’elle n’est pas en mesure de pouvoir assumer.

Devant nos arguments l’enseigne a accepté le 16 octobre 2017 d’envoyer une carte cadeau Auchan d’une valeur de 486 € à notre adhérente.

Cette affaire nous montre une fois de plus qu’il faut rester très vigilant quant aux propositions des vendeurs spécialement formés pour proposer ces extensions de garanties (qui ne doivent  pas nous faire oublier les garanties légales, garantie de conformité et garantie contre les vices cachés) et qu’il faut exiger de connaître la durée de disponibilité des pièces détachées, conformément à la réglementation.

Rémy Struk (Antenne de Fontenay)

24 octobre 2017

Fontenay-sous-bois : une permanence supplémentaire

La permanence de Fontenay vous reçoit aussi désormais sur rendez-vous les premiers lundis du mois, de 14:00 à 17:30.

Appelez le 01.48.76.18.65 pour prendre rendez-vous. Pas de changement pour les permanences du 2e et 4e samedis du mois.

24 octobre 2017

Ressource aquatique en Val-de-Marne : l’UFC-Que Choisir du Val-de-Marne lance un S. Eau S. !

Dans le cadre des États Généraux de l’Alimentation consacrés notamment à la transition écologique de l’agriculture, l’UFC-Que Choisir du Val-de-Marne dresse le bilan catastrophique des conséquences de décennies d’agriculture productiviste sur la ressource aquatique et de l’inaction des pouvoirs publics.

L’association part en campagne aujourd’hui pour réclamer une réforme en profondeur de la politique de l’eau en France et la stricte application du principe « préleveur-pollueur-payeur », en lançant une pétition (http://ufcqc.link/eau2017) à cet effet.
Alors qu’en 2005 dans le cadre de sa campagne ‘Eau, réconciliation 2015’, l’UFC-Que Choisir dénonçait déjà la progression inquiétante des pollutions des ressources aquatiques et le caractère inéquitable des taxes renchérissant le prix de l’eau potable, force est de constater que le bilan environnemental et économique de la politique de l’eau en France, loin de s’améliorer, est encore plus désastreux :

  • Les consommateurs du Val de Marne victimes du principe « pollué-payeur » : la réparation de ces dommages environnementaux reste très majoritairement financée par les consommateurs de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie qui, par le biais de leur facture d’eau, payent 90% de la redevance ‘pollutions’ et 87% de la redevance ‘prélèvement’, soit au total 716 millions d’euros par an. Quant à l’agriculture, pourtant responsable à elle seule de 70% des pollutions en pesticides, de 75% des pollutions en nitrates et de la moitié des consommations nettes en eau, elle ne paie que la plus faible partie de ces sommes (5% de la redevance ‘pollutions’ et 2% de la redevance ‘prélèvement’) en violation flagrante du principe ‘préleveur-pollueur-payeur’ ! Cette politique est non seulement pénalisante pour les consommateurs, mais elle n’incite aucunement l’agriculture intensive à modifier ses pratiques.
  • Une eau plus rare et polluée : les pesticides sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l’eau potable, dans les cours d’eau de la moitié du territoire français et dans le tiers des nappes phréatiques ! S’agissant des nitrates, la proportion des nappes phréatiques fortement contaminées (plus de 40 mg/l) a augmenté de moitié entre 1996 et le début des années 2010, avec comme conséquence que 43 % des nappes désormais dépassent la valeur guide européenne pour la fabrication de l’eau potable ! Par ailleurs, au-delà du changement climatique, comment ne pas épingler la responsabilité de l’agriculture intensive quant à la pression quantitative sur la ressource. En effet, la carte des restrictions d’eau de cet été (84 départements touchés dont 37 en situation de crise) se confond avec celle de l’irrigation intensive.
  • Des pratiques agricoles toujours aussi intensives : malgré la multiplication des plans et initiatives volontaires nous promettant une agriculture à la fois intensive et respectueuse de l’environnement, les données fournies par les professionnels eux-mêmes montrent que les quantités d’engrais à l’origine des nitrates n’ont pas baissé en vingt ans et que l’utilisation des pesticides a même augmenté de 18% en 5 ans.
  • La politique de l’eau dictée par les intérêts agricoles : compte tenu du faible nombre de sièges accordés aux ONG, les débats des instances régionales et locales censées définir la politique de l’eau en région (Agences de l’eau, Comités de bassin et Commissions Locales de l’Eau) sont trop souvent conduits en fonction des intérêts agricoles. Ceci explique que dans 60 % à 80 % des cas les actions décidées au sein de ces structures privilégient des mesures palliatives telles que la dépollution des eaux contaminées, sans oser s’attaquer à l’origine de ces pollutions.
  • La goutte d’eau de trop, le PLF 2018 : L’important budget des agences de l’eau fait saliver l’État qui, depuis 2014, réalise chaque année des ponctions présentées comme exceptionnelles. Or cette pratiques risque de se pérenniser et s’aggraver alors que le projet de Loi de finance 2018 prévoit un prélèvement de 300 millions d’euros par an, soit 15% du budget prévisionnel des agences de l’eau pour des utilisations sans lien direct avec la gestion de l’eau. On est loin du principe fondateur des agences : ‘l’eau paye l’eau’ !

Alors que les exemples étrangers et nationaux montrent qu’il est possible par une politique de prévention de limiter les dommages environnementaux pour un coût réduit, l’UFC-Que Choisir du Val-de-Marne réclame une réforme urgente de la politique de l’eau et notamment :

  • une stricte application du principe « préleveur-pollueur-payeur »,
  • la mise en place de véritables mesures de prévention des pollutions agricoles,
  • une aide à la reconversion vers des cultures moins consommatrices d’eau et de pesticides,
  • l’arrêt des ponctions de l’État sur le budget des agences de l’eau.

À cet effet, l’UFC-Que Choisir du Val-de-Marne appelle les consommateurs à se mobiliser par le biais de sa pétition « Ressource aquatique – STOP à la gabegie ! » à signer à l’Association locale, 36 boulevard Kennedy, CRÉTEIL (à compter du 6 novembre) ou immédiatement en ligne http://ufcqc.link/eau2017

UFC CRÉTEIL : contact@creteil.ufcquechoisir.fr

20 octobre 2017

Les constructeurs automobiles nous répondent sur le renouvellement du parc automobile

Interrogés par un citoyen, adhérent de l’UFC QUE CHOISIR CRÉTEIL, sur leur politique de renouvellement du parc automobile fonctionnant au diesel (en particulier ceux antérieurs à la norme Euro 5) et l’enjeu de santé publique, les principaux constructeurs automobiles européens ont répondu comme suit (extraits – juillet / août / septembre 2017)

PEUGEOT répond par deux courriels distincts :

Dans le premier, la marque indique que leurs moteurs diesel « ne polluent pas plus que les moteurs Essence », que « le diesel est aujourd’hui un diesel propre », qu’il « consomme en moyenne 20 %  de carburant en moins et émet 15 % de CO 2 en moins que le moteur essence. »

Dans le second, la marque indique que « c’est bien le renouvellement du parc ancien qui est la mesure la plus efficace pour améliorer la situation. » Elle rappelle l’existence de la prime gouvernementale à la conversion et du projet de « prime à la transition ». Elle précise enfin que le groupe PSA « respecte les réglementations dans tous les pays où il opère », que « la réglementation applicable est celle en vigueur au moment de la première mise en circulation du véhicule » et que « par conséquent le Groupe PSA n’envisage pas de programme particulier de reprise », tout en rappelant ses innovations en matière de dépollution.

RENAULT indique laconiquement qu’ « aucune action n’est prévue afin d’envisager un rappel des véhicules équipé de ces moteurs. »

VOLKSWAGEN indique qu’ « à [leur] connaissance il n’existe pas actuellement, ni à court ou moyen terme, de réglementation visant à interdire la commercialisation de ces modèles ou la circulation des véhicules commercialisés jusqu’en 2011 avec la norme EURO 4. » La marque ajoute qu’  « il appartient aux propriétaires de décider du sort de leur véhicule », celle-ci « n’ayant pas le droit de les contraindre à renouveler leur véhicule. » Il est enfin précisé qu’ « aucun plan global de reprise de ces véhicules » n’est prévu, mais que les offres actuelles restent compétitives.

OPEL reconnaît que « l’émission de particules fines est un phénomène commun à tous les véhicules diesel » tout en assurant que « tous [leurs] véhicules sont conformes aux normes européennes en vigueur au moment de leur mise en circulation. » Elle ajoute que « certains processus d’homologation prévoient d’ailleurs des tests au cours de la production pour s’assurer qu’il n’y ait pas de dérive. » La marque précise enfin que « des actions commerciales sont régulièrement entreprises par General Motors France, comme des offres de reprise exceptionnelle d’un véhicule de plus d’un certain âge pour l’achat d’un véhicule neuf. »

FORD indique que « les moteurs diesel sont au cœur des préoccupations et discussions et assure avoir « tous conscience que la protection de l’environnement est une priorité. »
Le constructeur Ford ajoute « s’efforcer de respecter les normes de dépollution en vigueur notamment celles européennes. » Celui-ci précise enfin ne pas avoir de « plan stratégique ciblant à supprimer totalement les véhicules anciens du parc roulant » tout en indiquant être « bien conscients de la nécessité de répondre à un avenir plus propre. »

MERCEDES indique comprendre les inquiétudes « quant aux émissions polluantes émises par les moteurs de ces anciennes générations. »
La marque ajoute ne pas être en mesure de « demander à l’ensemble des propriétaires concernés de cesser d’utiliser leur véhicule. »
Elle assure néanmoins « mettre tout en œuvre » et « fournir tous les efforts » pour réduire les émissions des motorisations diesel et « proposer à ses clients des automobiles les plus performantes et durables possibles dans un souci constant de respecter l’environnement. »
La marque précise qu’ « une action volontaire sera proposée à titre gracieux aux propriétaires de véhicules correspondant aux normes Euro 5 et 6 » avec « une mise à jour logicielle permettant d’en améliorer significativement le rendement. »

GM

12 octobre 2017

Votre ville est-elle cyclable ?

La FUB* réalise une enquête sur la « cyclabilité » des villes françaises. Répondez en 5 minutes à cette enquête en ligne pour évaluer votre ville et partager votre expérience d’usager.

Les résultats en seront rendus publics en 2018 et permettront aux villes de mieux cerner les attentes des citoyens qui souhaitent se déplacer à vélo.

N’hésitez pas à répondre au questionnaire pour les villes du Val-de-Marne, ceci jusqu’au 30 novembre 2017.

https://www.parlons-velo.fr


*La Fédération des Usagers de la Bicyclette, créée en 1980, est une association à but non lucratif. Elle agit pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des cyclistes et promouvoir l’usage du vélo comme mode de déplacement quotidien, par la mise en réseau des associations locales, la concertation avec les pouvoirs publics, et des campagnes de communication grand public.

10 octobre 2017

L’UFC-Que Choisir de Créteil vous propose 45 idées reçues. Après le succès des tomes précédents, saurez-vous à nouveau démêler le vrai du faux ?

L’UFC-Que Choisir met donc à disposition le tome 4 des Idées Reçues afin de tester vos connaissances. Parmi ces 45 idées, 40 provenant des 3 premiers tomes ont été actualisées. 5 nouvelles situations du quotidien ont été également passées au crible.

Parmi ces affirmations, à votre avis, vrai ou faux ? :

  • « Je n’ai pas utilisé l’assurance de mon crédit immobilier. Je peux me faire rembourser une partie de mes primes ! »
  • « Quand je donne congé à mon propriétaire, tout mois commencé est dû ! »
  • « J’ai reçu un grille-pain acheté sur internet. Si je me rétracte, je dois payer les frais de renvoi. »

L’UFC-Que Choisir de Créteil vous invite donc à télécharger ce quizz ICI (document pdf).

3 octobre 2017